samedi 22 février 2020

22.02.20






hardcore soleil des mises en route
où ses râles-chantilly
énumèrent les virages

miss Bathory achète du bio
et une hache à Lidl
et la lumière défroque sérieusement son sourire
androgynie des chattes difformes
en gros 5h sur les réseaux
je dis pas que je sais
ni les orteils ni les sourcils...

tomates-cerises et vin de Borbeaux
sur les 15h trop allumés
à la défriche
pour le retour à l'industrie
et une bière forte; on est samedi
et mes neveux verront la fin







21.02.20







Elle retourne en vacances
Les bons souvenirs
Marqués sur bande

Sur les routes vertes
Où le vent sablonneux
Creusait nos peaux et nos sourires

Dans l'enregistre et sur les rails et sur les bites
Tant de surfaces à la capture
Et de cauchemars réitérés
De papillons fondus
De radiations
Et de serpents déshydratés
                         

Elle ne retient que la douceur
Et l'évidence et la beauté
Auto-projetée dans les nuages
Cicatrisés


Et le crépitement de nos conversations idiotes
S'en roule un autre
Et qu'est-ce qu'elle rit quand elle est stone
Une vraie gamine
Une petite conne
Un peu salope
Le vendredi







mardi 18 février 2020

18.02.20





à la romantique-caf'
et aux décrochages

aux bouteilles à la mer
et aux stats

à leurs mains dégueulasses
à mon soleil en sommeil
à son plexus solaire
et aux putes instagram






lundi 17 février 2020

17.02.20






Virginie me dit qu'elles vont me couper la bite
Mercredi
Virginie fait du roller dans sa rue
à Midi

Dureté du cercle à zéro dimension

Cyndi Lauper ouais
Cyndi Lauper
Local Suicide remixes until full/empty vomit

ô Margot
et Marjolaine et une énième
Pauline
dans la tente'

et ma liste de courses
est low batterie
je survis à pieds dans ma ruelle
et remeuble mes nuits
à la 8.6

avec les chocolats d'Amélie
et le poppers d'Édith
le body de Marine
et les jambes de Liv'

À trop liker les strip-teaseuses
dans l'éparpille du réseau-branle
J'ai une dureté peut-être en manque







dimanche 16 février 2020

Berlin #8





déconné - déconnecté
je me force à longer l'avenue du soleil en ligne droite pour ne pas me perdre
je rentre dans un bar enfumé où détonne "walking on the moon" de Police
puis "you'll be a woman soon"
putain de juke-box

je pense à Marine et je bande direct
moi qui trouvais mes couilles minuscules au réveil
ça me remet les idées au clair

nostalgie-tabac - jeunesse - boudu - la best
je fais attention à ne pas me cramer devant le kebab

magie des cendars
magie des grandes blondes à lunettes rondes qui sautillent aux passages piétons

avec Nazli on se reverra
Quand j'aurais des rides sur ma gueule de Raspoutine
Et qu'elle sera devenue, miraculeusement, gérontophile
Dans le cheminement non-stop on ne fait qu'y croire
À la science-fiction des sentiments...



/


Je suis dans l'Autan Allemand
À pleine rouille
La serveuse lit sur ma gueule que je suis français
Et ça y va des "s'il vous plait" et du foutage de gueule

J'aurais aimé la prendre en photo comme une poupée dans la déco
Sur Santana, The Cure puis Bob Marley
Les articulations grinçantes
Quand l'allemand-tête de con nous a cherché des noises
Et que j'ai désamorcé le bordel en mode arty-gentil

À côté, ça parle de toutes les drogues possibles et imaginables
Du CBD à l'héro en passant par les Taz et la schnouff
Ils essaient de se rappeler du dessin sur les pil's
"an angel maybe?" "a pink floyd ?" of course;  trop hard pour les filles
"she was loosing control and going mad"
Toute une vie parfois niquée
Par une grosse charge
"at the highest point I see bubbles everywhere"
"looking so real"    "want to touch them but it was in my head"

Hier, ici, elle était là
avec ses grands yeux noirs posés sur moi

Les quatre apprentis chimistes au look de vikings sont repartis dans leurs faux-dreams
Ça y va des récits de gros trips et encore des soucis avec les jeunes filles
"so fucked as hell she put fire in my room!" sans dec
Lequel de tous
Ne reviendra pas
Du Walhalla
?





/



Entre temps l'emma-teen-tom m'appelle
Elle s'est teinte les cheveux en turbo-noir
Et me raconte son trip berlinois à elle
De la baise de 2 min sur le banc
Près d'une flaque de vomi
Puis des deux autres mecs qui l'ont prise
Dans des chiottes et puis je sais plus quoi

le genre de badguy qui lui va

foutue texanne auriacoise

/





Forcer sur la grise
Petits monstres à collectionner
J'ajouterais des branches mortes
À sa peau translucide



/



Traquenard hier dans ce bar à humour
où Jimmy le chômeur aura été le running-gag des stand-upeurs

Naufragé de ma dernière nuit (en perfect ending dans les twin peaks)
je me tape un bon coup de blues inoculé par la nuit de 17h


Je passerai ensuite plusieurs heures à l'aéroport
À somnoler en attendant mon vol
À mater le cul de ses sportives russes
À détester l'accent français des parigos






Berlin #7




nonchalance de ses mains habituées à hachurer l'espace
emprisonner les rêves dans des bordels colorés
via les flashs psychotropes d'une adolescence too much

elle a calculé les mirages
et ce qui reste
et ce qui ne reste pas
"you growing up girl"

l'autre tente d'enlever ses chaussettes
sans utiliser ses mains

two kind of brain or may be more
pour les grosses perches
et le poteau rose
et les deleted

j'aimerais relire
les harmonies vocaliques de sa langue altaïque
sur le pire des remix
en réminiscence de la   pir e   é  po q u e   de  ma vie


Quand mega-deep
à météo-moral
les enfants eux-même semblaient s'inquiéter pour moi
Quand tu me fuyais comme une chatte craintive et malade
Vers tous ces apparts qui te rejetaient ensuite à leurs tours loin de moi



/



L'or de ma bière est un éclairci chanmé
Quand tout brille dans les rues inondées
Quand les extralucides chantent en vitrine
Ou que sa frange me déconcentre toute la soirée
Quand elle se drogue aux toilettes
Et se remaquille pour me faire bander






/


À trop d'abstraction; le vide
en fractales sans limite
ces libertés paradoxales
dans lesquelles on s'enferme
où on oublie parfois de vivre

Légèreté rousse
Légèreté brune
Et plus tu tentes et plus tu risques

Regrets maintes fois cicatrisés
que tu n'ais pas voulu me suivre
Toi, mon frère
Toi, mon ami
Toi, ma chérie



/




Mais le contre-coup a été là
En Glitch-Art abominable
Écran pété refait pour 75 dollars
au bégaiement agonisant
sur sa storie déformée

La vie est parfois dure comme la bite qu'elles réclament
Au fond de leurs gorges et dans leurs chattes

Oui je vais bosser
Je vais m'y mettre papa
Arrêter la déconne...




/



À petite densité le long des berges
L'art contamine la grosse pute de Berlin

À grands couchers de soleil tenus/tenants
Elle écoutera Warpaint en nous exorcisant
peut-être




Berlin #6





Montag.
Après les coups de boutoir du week-end
Finalement la pluie est tombée et je suis pas waterproof.
Fumeur en manque / dernière paire de chaussettes
Ma chaussure gauche se coupe en deux
Mais du selfie matinal j'ai retenu
Que la crasse et la fatigue m'ont toujours plutôt bien sied

Je rehausserais les contrastes
De ces photos-top-grisaille
L'atmosphère réhydrate
La peau-vitrée de mon enthousiasme

Je me suis réveillé avec l'une de ces triques
De celles qu'il faudrait pas laisser partir
En regardant les jolis pieds de ma collègue sur ses pointes
je me suis dit que "today will be a very strange day"

/

Hier, quand je me suis réveillé
J'étais tendu comme un cadavre
Tous les muscles crispés sur un vide onirique

Sûrement cette conversation avec Eva
Quand elle s'obstinait à jouer les contradicteuses
Quand j'ouvrais moi des questionnements
Nécessitant aucune réelle réponse ni prise de position

Elle m'a pris pour un fou


/


Ok l'averse s'est arrêtée
un peu de lumière traverse la voûte — je vais décoller
Retourner voir les turques
Reboire une pinte
Je n'ai plus de gueule de bois depuis un baille
Et une pinte suffira pour qu'elle retrouve son funny guy


/


Elle, pendant ce temps
Elle escalade des tas de pierres cramées par le soleil en écoutant la même musique de merde. En dessinant ses monstres ultra-violents près des poubelles qui envahissent progressivement Marseille.
Comme Nazli j'aurais peut-être une longue histoire à raconter. Chaque chapitre un prénom de fille. Parfois de tout petits chapitres. Parfois un long cycle de nouvelles torrides.




/





Bien sûr mon pote
que l'amour est naturel
mais il est parfois aussi une accumulation d'artifices sommaires
un grand bric-à-brac de lames qui te transpercent
sous leurs dentelles
ou les ...bifurcations
sans compter les remakes ...





samedi 15 février 2020

Berlin #5



Félicité plus dure que par définition
Ici la bière relève sans trahir
C'est jusque dans l'agencement des murs
Dans les applaudissements en fin de mix
Le tri sélectif, les machines
Qu'une Grande Intelligence
À la toxicité post-traumatique
Si relative...
S'exprime


Et même si kartoffeln en trop
Dans les vieilles biques
Qui te prennent pour un targ'
Même avec ça et certains connards qui te bousculent exprès dans les bars
Tu vois ce qu'il faut dans les regards pour reprendre foi
En toute l'humanité





Et la nuit est belle
Quand elle tombe à Berlin
Aspirant tous tes rêves
Pour en faire des bouquets




/




Kilométrie des jambes
Je me tiens en cyberpunk
Dans mon manteau de providence

La pluie ne tombera jamais
Sur mon égocentrisme errant
Accompagné de Bruce Wayne
Et de sa Catwoman catalane
On se cale des chorizos-pains noirs costauds
Et des œufs à la coque
Et ça faisait 10 000 ans
Que je m'étais pas autant
Senti renaître





/




On pisse en parallèle sur le mur de Berlin
Oui Berlin est une putain et on lui pisse dessus
Une coupure d'électricité
Trop d'altitude, des trains, un centre d'affaires
Toutes les portes donnent vers la lumière
Et tous les murs s'effondrent pour la laisser passer



/





Hard flash on this photo-light
Au fond des yeux sanglants
Accrochée à ce poteau
Comme une enfant
Comme elle s'attachait à moi
Moi l'idiot
Moi le con en détresse
Gribouillant sur la carte
Tant de trajets déficitaires



/




Et puis Juliette en point-réflexe réapparaît
Avec les énergies du jeu
Et puis Élo-intelligence relance chez moi des interrogations
Beaucoup de froncements de sourcils insatisfaits
Visant à prendre des décisions

Tout n'est plus que signes
et Divin Foutage de Gueule
Dans ma vie de queutard optimiste poly poly poly poly poly-
amoureux


J'arrive dans mon auberge de jeunesse
Une jolie tête sort de sa couette
Sourire de fille
Qui me dit "fais de beaux rêves"
En révisant son french
Et c'est juste
Parfait.




Berlin #4




Félici-ahurition-   good vibes
mega-vibes:   orgasme
VIDE                       pleures
ah la carapace —    Dure
la chair de poule, les poils
on this song and the synth
like the most beautifull girl on earth
dancing on it
and watching me lovely

/

a child dans l'après-midi
une enfant te détruit
agréablement

devant les graffitis
elle relevait la tête
comme en signe de défi
ou bien la penchait en arrière
comme une danse érotique

l'ouragan est passé
cœur-de-barrage: Tenir
entre tabac-reggae et vol d'oiseaux
piécettes ...
bouteilles ...
Turquie de rêve; "pochette" & "charcuterie"


Et cette odeur orange revient pour les extrasensibles
Berlin Berlin Berlin keep going
Nazli des viscères
Dans l'évidence heureuse
qui te bousille les nerfs



/



Berlin est une putain
cette ville est vivante, oui
Berlin est une putain
et la plus belle de toute




/



Bien sûr que rien n'est vrai
Dans la totale; ô bateau ivre et sidéral
Ta chance devient hors-norme
Et trop de petits objets cassables
Traînent dans tes poches
Tu ne tiens qu'à eux





/


Les villes ont toutes cette couleur de crasse-béton
Qui recouvre la terre
Je m'arrête sur la 21ème carte de son tarot de Marseille
"liberté, beauté, art, voyage, émancipation ..."
Je lui dis "dans le mille" elle dit que ne mentent jamais les cartes

Je l'emmène avec moi
dans mon portable
dans ma poche
tout près de ma queue je lui dis
oui
je l'ai prise avec moi


/



De coups de bol en coups de bol
Je m'inquiète un peu de la redescente
Je donne un billet de 10 et on m'en rend trois de 5
C'est peut-être la merde dans laquelle j'ai foutu mon sac le premier soir, ché pas
Mais tout est là
Même le petit flacon de parfum le lendemain
Pour recouvrir ces odeurs tenaces de tabac froid

Et les pink reviennent toujours comme un gag dans les bars
Et le nombre 27 jusqu'aux paquets de Camel
Et à minuit 27 elle me dit que c'était a really nice day
Ses lèvres rouges comme des cerises trop mûres m'ont transpercé le crâne

Quand à trois reprises elle me montrait son ventre
une cicatrice, un piercing, un petit haut transparent
Je l'ai bien trouvé conne
Mon armure noire d'enfant

Elle étreignait mon bras quand on marchait ensemble sans se gêner
Comme un champs de force nous isolait des autres
Une bulle hors du temps où même les oiseaux s'arrêtaient de chanter
Pas une seule goutte de vent
Dans cet instant figé
Et à jamais tatoué
Dans ma vie de con










Berlin #3




Dans la fuite en rouge vif
Frétillement infini de clitoris
Imagination sans limite
Je m'éparpille sous architecture-Barry
À ne plus comprendre si,
Aussi seul
Je ne gaspillerai pas l'amour qu'on donne en général

Je prends dans la gueule
Scénar' à moi laissant des traces
Souvenirs de voix perdues enlisées dans la boue de mes fantasmes

Entre mes deux Milf et demie
Les trois grosses et les cinq petites
Qui fluctuent comme des spasmes
Entre mon cœur et ma bite
je vieillis...

"Harem" qu'elle dit
"Arrêtes de poisson" je réponds
Paumé entre les pierres du monde
qui me concassent la gueule sur de l'indus


Never friend with a girl
But sometimes on a brittle rope
That can stretch
Between voids
Until eternity...



/



La nuit tombe dans les anciennes
Foutre d'étoile et piano-bar
J'ai froid dans le bleu-réel

Trop d'aiguës qui ricochent et se barrent
Trop de basse qui persistent
dans la cage




/



Te revoilà - 5 pintes dans le pif à 16h
À avoir donné le même rendez-vous au même endroit
À trop de personnes différentes
Et t'imagines dans ton carnet toutes les combinaisons possibles
Si lui arrive avant elle
Elles avant lui
Elle après lui...
Tu ne recopies pas

Du warst betrunken
d'toute façon...

À écrire dans ton petit carnet
Pendant que des filles à côté lisaient des gros livres
Présomptueux, tu t'imaginais les nourrir
Modeste, tu préférerais leur offrir
Une toute autre substance...







Berlin #2




La trogne à bouffer l'ambiance glauque d'une Allemagne qui pétille
J'y longe trop les mauvais cal'
Je fatigue

J'irais bien me la mettre en dégrafé sur les plaines interdites
Tracer la ligne des boucles ouvertes
D'ici la France pue tant la merde

Broderie artisanale entre les verres
Beauté de son visage mis à l'abri des guerres
           invoquant des cauchemars
pour du Fun à la bascule et le dessin de ses lèvres
à l'inverse de sa voix
absorbée
absorbée
absorbée
...


/


Awright t'as trouvé la place
à bougie-deur bière & cendar'
pour te tacler

Sa soumission tangible est un feu d'intérieur
elle te réclame
comme une fleur qui se mettrait soudainement à parler
pour dire; "baise-moi"


/


Café-cinéma en plein centre des connards
Berlin est une catin
et la meilleure
I gonna speak english with her






Berlin #1



page à no com'
dans les baisses
soudaines
de luminosité

ça vibre au fond — confirmation
j'aurais du play
et tout un tas d'autres trucs
à rallonger
quand je serais rentré


/

tout dans l'attente
très peu qui traîne
ses bijoux lèg'
oui, j'aimerais
qu'elle n'ai plus que ses boucles d'oreilles
sur elle
et qu'elle se dise toute une semaine
"ce que je vais prendre cher"
ô bleu marine
des guirlandes-gentillesses
en porte-jartelles
et mister pink
qui la pénètre
en pensant "jim"
ok j'arrête


/


Organe - Eau - Vie
♫  Organique ♪  ♪
dans la tête

à mes décharges
première connerie
déballée - froide
batterie faiblarde
dernier voyage
ciel - pure magie
sur l'attériss'
entre les deux



/



Gris des avenues multi-kulti
je regarde la chatte des étudiantes catho en procession
devant les musées

Errance entre les ponts
soudaine perte énergétique





/


Marine a des grands yeux qui te bouffent comme de la porcelaine
Marine est très sensible et jouit comme une gamine au téléphone
en se doigtant le cul selon tes ordres
qu'elle aime tant suivre

Elle dit que je la connais déjà mieux que son propre mari
est-ce bien possible ?

Folle lumière de ses selfies
Elle sent si bon sans être là
entre les deux...

Blonde elle voudrait se teindre en rousse
pour me faire plaisir
Et je me dis que je préférerais qu'elle reste comme ça
Blonde - Femme - Mère - Fauve et Sauvage
gamine dépendante affective admirative de mes dick pics

...à la sourligne de ses yeux impossibles

Tendresse de son manège
de sa censure et de la mienne
dans le moleskine
comme Ludivine
Poésie-Russe
que je suis laid
quand je me noie
dans le fond de ma bière


/



Transports à trop à tuer le temps
sur les distances en trois soixante

Deux kilomètres c'est rien
dans ma vie de glaçon techno-aidé
jambes propulsées à l'esperanto-binouze
rien de grand
tout petit
microscopique
enregistreur que je suis
vu
d'ici



/




Camel-toes sur réseaux
petites fentes en tissu
Camel fume les vraies putes
Trop sûr d'avoir un cul balèze
à faire bander les éléphants

Berlin est une pute
et la plus belle

et ses fourgons de Polizeï
te rappellent
des motifs mitraillés dans la taule




lundi 3 février 2020

03.02.20






je l'attends toute la journée
comme un adolescent
je regarde ses selfies
relis son flow kawaï...

quand elle arrive
full-in-love j'ai dit
quand elle arrive

tout s'inverse cash
cette petite relation de merde
ses smileys à la con
sa vraie/fausse soumission

j'ai envie de la frapper
ça m'est jamais arrivé avant
de vouloir frapper une femme
là j'ai envie
plus fort que moi
comme un appel
elle attend que ça

je pige pas pourquoi

compliqué compliqué
ça oui compliqué
les mots dans le que dalle

rage sourde
qui revient
avec de l'âge
et de la bouteille

rage sourde qui tourne
ça tourne oui, ça tourne
ça ne fait que tourner

les hommes et les femmes ne se comprendront jamais

y en aura d'autres t'inquiètes
des mecs moins que moi
et des mecs plus que moi
la relève
pour te niquer
sera toujours là

alors
je m'injecte
ce silence primordial
je vais bien fermer ma gueule
lui faire payer que dalle
en bien fermant ma gueule


haine
ouais
symptômes ouais ulcère
ouais techniques de pervers
ouais coups tordus
ouais 'blèmes psychologiques
ouais pulsions contradictoires
ouais hypersensible
ouais relou
ouais trop con
ouais silence délétère
à rumination ventrale
ouais bonheur ô bonheur    de ressentir tout ça.




j'étais que son petit toutou en vrai
avec lequel elle jouait
quand elle avait du temps devant elle


      je retourne à me faire du mal
    dans la Petite Que Dalle


elle, elle s'en branle
je la vois retourner dans sa petite vie de famille
sans que rien ne vienne jamais la trahir
je l'imagine même, ce soir, par dépit
aller tendrement se lover près de son mari
et surkiffer
le match de rugby




dimanche 2 février 2020

02.02.20





elle fume sa clope dans la cuisine

où y a toujours
rayon de lumière
dans la cuisine
rayon de fumée
le soir
des chocs thermiques

elle dit que l'air est électrique
elle dit prendre des décharges
dans les poignets de porte
la robinetterie ...

peut-être qu'elle est enceinte d'un alien magnétique
je lui dis
elle me répond que ça l'étonnerait
"ah les aliens, on sait jamais" je rajoute
elle dit "ok"

bon ap' / petit cœur
ontologique
elle est repartie


ce matin
juju
m'a envoyé une perche

deux rounds
d'escrime
sentimentale

bourreau des cœurs
mes couilles
du cœur
ontologique




ski sexy ski sexy
ski payant entre les jambes
taillage de pipe dans la neige blanche
anal all night
flashs

d'elle dans une vie
de moi
dans moins que rien


...

dessin d'enfant qui pleure
pas le sien

buste à la jack l'éventreur
pas le mien

...





mais love en pèt au départ
fumé à la grasse plaie des secondes
dans l'enfer quotidien du branleur
noyé dans son auto-détestation











vendredi 31 janvier 2020

31.01.20





soleil pluvieux
dans la banque à bistrots

dans: blanc d'ici
sur gris d'épanch'

bleu-nuit-matin
feu d'intérieur...

les couleurs gisent à ma fenêtre
en la trique-dégénèr'
sur les alluvions de la veille
en rock-pop à l'orange








jeudi 30 janvier 2020

29.01.20




dans le fond d'un délay-3 temps , un
"qu's jvé foutre à berlin - qu's jvé foutre à berlin - qu's jvé foutre à berlin ...
s'éteint lentement
/
égalité - solidarité


/un bon début
faut toujours au moins ça



/
puis j'ai enlevé la poussière
pour décoder les sons

briques épaisses dans un brouillard tel quel

dégager une fréquence-aide
ou plus d'espace
vers un
              ailleurs
changer de terrain

décoller de la mort
en gros

des gros sabots de l'inertie-plombe

vers la soleil
au féminin



/

l'instant d'après
je lutte bêtement
contre l'instant
d'après
après avoir
foutu
toutes les couleurs
out'

désolidifié

le mix en barres
des snickers
en plastique
dur



---


puis
rêves en tirets de songes

à l'organe-cacahuètes

aux noirceurs impeccables

et aux tares de l'efface


je crois en une mort sereine
et une fin totale
déjà ça
rien que ça
pour les mettre sur le quart' ...



/



mais j'attends actuellement
ses à-propos à elle
sur la grille
des flambées

ligotée à l'image
relancée
par mes érection de blablacar
un truc comme ça










mardi 28 janvier 2020

27.01.20




j'ai une formation 11-12
     Trois Auxiliaires

Avec de la night
     Ratus Mongol
     Radio indé
à découper

dans du formol


/


5,0 Go pas grand chose

je débarrasse
ne croit plus en rien
j'appelle à l'aide et me fig/x/e
constamment

/


Nul n'opère l'antique naze
Mais T'essayes


/
quoi quand où ?
heu -37€ madame !
maintenant !
heu dans les poumons ?

oui voilà

heureusement le bruit du volet qui grince à l'autre bout
sur mes yeux pleins de poussière de beuh
me fait voyager dans des chambres en coton

le matin
j'ai souvent envie de pisser quand je remplis la cafetière
et je refuse d'aller pisser
tant que la cafetière n'est pas lancée


/



y a des dragons à la fin je te dis !
torrents de flamme sur le passage
j'arrive à rien
la zic est trop
au-dessus des trucs
on s'y accroche
presque jamais


/



encore 5 go   que dalle
pour les appréciations-zéro
mise-en-bouclette
à l'infini
y a plus grand chose

ça cherche bien à se locker quelque part
en violet

dans mes hémisphères
cérébelleux...♪

mais ça y arrive pas



/


transparence - pause à sil'
dans la forêt des mots dé
mots
des
mots





/



puis trop dans le micro-onde
ma poub e lle
s'effondre

très loin de tout

au large
complet


dans l'écume changeante et blanche

des rêves et
des

respirations


/


et trop attaquée, la chair
tiendra encore quelques années

ouè disons ça
quelques années


.


samedi 25 janvier 2020

25.01.20




y a l'air en friche des allumées

les mêmes rêves de ferme
paumée

le même petit charme accroché
à ses voyages

en chantage

en détache de lumière



j'arrive au bar-fatigu'
les mêmes gueules unes à unes
amplifiées selon
verres cassés — silence

l'autre con se la joue discret faux-cul
alors que je lui laisse madame
dans le coin fuyeur


elle lui raconte la même merde, s'intéresse
puis se désintéresse
paniquée par les ondes
tout le monde étale ses rêves
un peu comme elle
et ses imprégnations


cercle-métal de constats identiques
monde du travail
vie commune délétère
aux libertés funestes
sans boire ni manger ni baiser
qu'on se branle nous les mecs
pendant qu'elles passent la serpillière
entre les larmes
et les enfers

à trop penser/panser l'étalement quotidien
des petits cartons
des interdits
et de l'auto-censure intime

je retourne aux fleurs
aux infirmières
sur le plastique de mon partner ♪ 
un duo de blondes sexy
dont une
imaginaire










jeudi 23 janvier 2020

23.01.20






je louais une sorte de Khetanna sans voile
avec des ballons blancs à la place, trois
pour survoler l'autoroute
aller plein sud
en suivant les lignes blanches
en évitant
ces putains de câbles électriques

une pause dans l'herbe
sandwichs dans du papier d'hallu'
mon rafiot amarré à une rousse
allongée nue comme dans la pub
près des étangs
aux crocodiles

tout le monde déconseillait de voler avec ce genre d'engin
trop de vent, trop d'accidents
la rouille et la fragilité des bulles
surtout à cause
de ces putains de fils électriques
qui défiguraient la route


mais j'arrivais à mon rendèv' sans encombre
et sous un ciel céruléen
j'attachais le bordel aux barrières de cette ferme de western
située près d'un cercle de ruines
envahie par la végé'

une équipe de nonnes
nous accueillait
moi et mon comparse
pour jouer ce soir
à leur micro-festival
notre électro psychédélique
très réputée chez les mongols

hélas
dès le départ
je reconnaissais la grosse Bonnie dans son fauteuil
elle avait le visage bouffie, comme piqué par 10 000 guêpes mutantes
j'ai fait la connerie de croiser son regard
et elle s'est mise à proférer assez d'insultes sur moi
pour niquer un peu l'ambiance

entre ses plaies suintantes
surgit un regard noir
à m'en faire bégayer des pires
sauvé in extremist'
par mon comparse
qui me rétrograda alors
à la technique

finalement, lui
avec sa chemise à fleurs clignotante à ras de glitchs
il plaisait bien aux bonnes sœurs et entamait des morceaux improvisés
avec une tête de bite locale penchée sur sa gratte acoustique

pendant que moi, je me faisais tout petit
à ramer entre les câbles
les mega-synth, les halos-jouables
et que je m'évertuais à tout brancher correctement
sur la table de mixage

la nuit tombait progressivement sur les ruines
pendant que je me tuais sur les réglages
et que les regards, tantôt admiratifs sur le duo de connards
tantôt haineux en plein sur moi
devenaient fatigu'

quand on a finalement pu commencer à jouer
sous les huées
une foule de mes proches a débarqué
en retard, évidemment
et pour me parasiter
me déconcentrer
me ridiculiser

toutes mes machines sonnaient: gros bide
génance en crescendo
à trop lancer de regards
à mon comparse
perdu à l'autre bout de la scène
et saluer mes parents
rassurer ma frangine
me démultiplier
dans la sociale et les détails

c'est à ce moment-là que je remarque
entre dix bières
sur la table

une piste mutée depuis le départ

une piste qui tape dans le rouge d'alarme

un kick en trop
qui peak à faire fondre la console
un feu électrique qui se propage
les potards en plastique qui se mettent à fondre
une fumée noire qui intoxique tout le monde

et la foule de nonnes et d'handicapés
et de tous mes potes drogués au dernier degré
se fige
pour nous rire au nez



puis j'en ai vu grimper sur des échasses
aux-dessus des flammes
comme pour parer à la dégringolade
faire un spectacle
ou invoquer
les  pires  abominations
qui surgiraient plus tard
du  puits  central
en nuée infernale
pour tous nous tuer

un truc comme ça


















mercredi 22 janvier 2020

22.01.20






pas le jour

c'était pas le jour

pour tomber d'amour

d'un cul à l'atrophié


première allée
messages en tiz'
premier rapport
du désespoir
début d'année
la peur de tout
sur le même tempo
faudrait que je me gaufre
à la réa

quand t'auras viré Mitch j'lui dis
j'aime pas les chauves
les nains non plus
quand t'auras viré le nain cassos
je me radinerais
peut-être qu'à l'aune
de ce qu'il me semble
que tu proposes
j'aurais le sérieux au fond des yeux
la même flammette
dans les regards et dans nos fringues
qu'il faut enlever
pour disparaître
problème étant
que la bière me bute
rythme cardiaque
sur les câlins
regards de cons
pour les lendemains



/




sinon
dans les écarts
entr' grands amours
et coups d'un soir
maybe la glace
de la solide



éphémérides
de mélopées



rythme tangent
dans les zéros




pour recouvrir la moindre trace
d'un mal à l'autre
peut-être ce soir
l'alcool aurait
comme cette musique
celle des tenues
de la folle huma'
vers l'intoxic'








22.01.20







après une heure de surtension
trois topics féministes à la con
l'interview d'un startupeur dégénéré
je passe à la pol' sur BFM TV
vieille bourge du capital
portée de questions pour faire des marges
puis pubs pour prêts bancaires
(sans obligation de revenus)
mise aux enchères
en cash devant les cams
miss météo à l'ulcère
et premier rang pour les teen-ages
pensée unique, artistes en rééduc' parisienne
plus que de la merde
dans la néo-purée HD

que la vulgarité déborde
votre vulgarité friquée
maquillée remaquillée
y a plus un pèt' d'humanité

tout ce qu'on vendra
sera des billets
débilité surexcitée
inquiet inquiet oui oui le padre
y a aucune vie dans vos salons
pressés pressés
sur les talons
je traîne au gazoil
un p'tit billet
avec dans le fond
Brigitte Lahaie

(seuls des dessins animés
auront, sur la fin
réussi à me calmer)


Heureusement que la pluie est sale
et que la boue sente aussi bon
loin de vos tombes aux milles fenêtres
désencerclées par la misère

ici on se tient
pile dans la terre que vous cramez
avec du pain
et de la bière
plus jamais j'allumerais la télé






lundi 20 janvier 2020

21.01.20








so free
dans le rose friday
je fous dehors
à rien d'autre
à l'envers

trop d'espoir

la compression de ce son
sur youtube
met carrément dans le dégueulasse toutes les basses
alors je supprime le like de mama
et trouve la .wave dans la totale
des dents de devant

un mini-synth à rien du tout
presque que dalle dans le désert nymph'

du vieux portable
CD rayé
cassette audio

j'ai rien à dire
que les visages
83
des boules à haines
des durs trop pâles
on se comprend pas


elle a l'air chiante ta nana
dans ses petits rêves en rose
que la nature va défoncer




j'essaye des trucs
j'ai plus grand chose
dans la nostal'
je ressors des temps
que t'as pas connu

je devrais la raconter c't'histoire
du vide en crâne et du béton
du tableau de bord
des mots-croisés
j'ai pas envie

ce matin j'ai re-déconnecté ma langue
un peu comme d'hab'
dans le même pays
dans les mêmes bleus
de la surtension

tous les smileys qui bandent
et toutes les chattes qui pleurent
ma paysage
en fond de numérologie 
seven diamonds

t'as pas la voix qui appréhende
ni les souvenirs
qui baisent avec

si je m'étais fait
comme un gros film
en arrière-salle
dans les miroirs
t'as rien compris









20.01.20




les os sont raides
dans les petits roses

articuler
la bonne eau tiède

tes habitudes
croisant les miennes

/
tu déterres
le pire texte again
réenterres
la must-die

rousse automnale
des paysages

où les couleurs viendraient comme
enlacer nos décors


/
un rein à 20.000 $
des stats en montagne de B.A.
une panoplie de sauvegardes

hélico-droit et 4x4
sur tes îlots-légo
trop réals et l'grand fracas

on charrie du sable
pour les ouragans


/




et les sucres matinaux m'encombrent
après la nuit-désir       réinjectée
où la fenêtre
des boites à rêve
me réanime
la haine et ses tarifs




samedi 18 janvier 2020

18.01.20




page blanche

dégradé-cyan des dimanches
avec un peu d'avance


plus d'hangover
dans la lumière

des filtres blancs
dans la trouée


je découpe mes jambes
et fume la carte

j'attends le soleil
dans la dure vie











jeudi 16 janvier 2020

16.01.20




stop l'escalade

je vais me faire aider
mais mon corps saigne
à l'intérieur

soirée ferme ta gueule/rentre chez toi

soirée torturé/écorché

soirée de la carica'
des sympatômes

pour l'espagnole en scrèd'
Zoltan en boule de nerfs

j'aurais cramé la rousse dans les verres d'origine



/


néo-puritanisme élagué dans les smile'
boy harsher en la consumance par dèf'
des algo' de soutien

j'ai pris de quoi faire un vrai p'tit dèj'
à crédit, mais j'ai très peu d'appé'

ventre en bouille pour une haine
anéantie
qui ferait créer
s'disent les artistes..


/




plus rien n'existe
dans les phrases - check
retour au sol
dans les séquences


les matin-blèm
les vides à 11
première sortie
trois démissions









mardi 14 janvier 2020

14.01.20






dans ses grands yeux j'aurais pas le droit

sur les dimanches
dans sa robe noire

collants opaques
comme une époque

et sans chaussure
sur son canap

c'est quand je jouis dans sa rigole
que la nuit jaune redevient blanche

et que des clignotements me hantent
dans mon alcôve ré-allongée









dimanche 12 janvier 2020

08.01.20








Dos kéblo après l'orgie
Enfin, première presse
Gentille

Des regards te montrent du doigt
Des yeux qui ne te connaissent plus
Des potes qui n'en sont plus

Comme au pays des trous du cul
Le moindre écart te grille
Dans leurs chiottes blancs immaculés
T'as des pays entiers qui crèvent

Sinon tu tiens
Écarts géants dans le brouhaha
Des fous, des mads
Qui hurlent leurs rages
Aux connards en costards et aux putes instagram

Tu remets ton col, tu décolles
Quand ils installent les tentes pour les SD'
Y en a qui font cette tête...
La même que t'essayes tout le temps de faire en imaginant
Que ça aidera peut-être?
Ça aide Que Dalle

Elle, elle me dit qu'elle rayonne grave
Alors je lui dis que je mettrais mes lunettes de soleil
Sur Radio-Édith une track me parle de toi; rien que ton prénom pourri

Un bisou-pote en biblio
Marie-frangine néo-sensible
L'autre qui me pompe, qui m'engloutit
On dirait moi à propos de toi

Je t'ai vu baiser avec ce type
Sur cette chanson
Tu lui léchais les bras
Jusqu'au menton

De rades en rades de la pop musique
Grave raide du dos comme un crevard
J'ai des rendèv'
Prendrai les duels
Briserai la glace
Crèverai l'abcès ...

Des miniatures jusqu'à l'hôtel
Des courbatures en huit
De l’aluminium dans de la bière
Ou l'inverse
Pour une caresse

J'hésite..










10.01.20




meilleure ivresse-rituelle-signaux-bancaires-hier ?
Lyon à la blonde - les jambes-litrons - je dormais sur place.
Finalement
elle arriva
3D dans ses cheveux roux-violets
éparses à maladie visible ou sophistication
philo-poly-anthropologue et portrait de nuit
son coloc-queer est une vraie merde.
Son jimmy grince dans la buée
bleu-violet-verte aux meilleurs bars
dans d'l'under-noir aux baies vitrées
on boit des Gins à trois dollars
et on s'enfuit
via les cinq pales
/

la brune est là — cool attitude — chuis transparent
à la ligne droite et sans la crampe
c'est le chiffre cinq qui t'enroule-chouffe
et la tendance des rots discount
pigeons-moineaux, chiennes au galop
sur la terrasse poly-Amour
à t'emballer, qu'est-ce que tu veux
j'attends qu'on me viole les filles je sais
c'est le mauvais plan vous êtres trop molles pour attaquer

/

ici y a pire que mes WC
tout pire tout pire même une sacré relève
ou profondeur artistique je ne sais
dans l'shit et ses logiques
d'histoires fondues
et de manœuvres
non-sensitives
Elle a sa belle
son torse-seins et les yeux glo'
j'ai rien à dire
je me statufie même carnivore

/

Les paysages troués des chuchotements du ciel
en plein les rues de Dishonored
droit dans l'soleil

et des milliers de conversations
toujours les mêmes
à météo-moral
je me méfierais


/

Temps qui passe
chiffres à faire chier
futur dernier

les oreilles du soleil entre ses pommettes se sont mises à clignoter

mollets flingués
porno - café
real snake skin on the couch
je laisse pisser

/

sûr que tout le monde descend
ses siestes en overdose
les triques en escaliers
et les nanas-buissons multicolores
qui lancent des perches aux videurs

je suis coincé dans les manques
accéléré-cané   — Depth et Dry/Wet
elle m'a lové comme une Nadine dans son taxi
des gants-velours / une chatte en rouille
les yeux béants sur la dream-night
c'est circulé...

/

l'autre me raconte son scénario
avec des serruriers coincés entre ses deux énormes seins
un extrêmement long SMS comme pourrait l'être ma thèse
sur la morphologie des culs

/

Paie ton pelage
tes frénétiques couples de cons
trois petites nanas font irruption dans ton salon
commandent trois 'sky et montent jouer au billard
sur la mezzanine

je veux pas monter pour faire la cerise
mais quand elles jouent et qu'elles se penchent
putain je vois tout et c'est dément


/

Libre comme l'air dans les fuyances intemporelles
à hauteur libre, tu penses à elle
quand elle t'écrit
on dirait un tonneau de dynamite
qui te sourirait en te tendant sa mèche
avec un briquet



/


Gros silence chez elle qui se perd dans les égouts
Je suis loin de chez moi, dans les mêmes jours
Une rousse qu'a ton visage se retourne

/


Mezza plein-cul sur le billard - donc
toujours là
entre rivière et fleuve
et news à l'échappée
je cartographie ma déchéA
à l'over-punk sans ridicule

qu'est-ce que tu veux, on est dans le marais trentenaire
à patauger dans le bâtiment de ce monde pourri
en Grand Blasphémateur (je sais qui je suis)
je ferais encore péter quelques digues

au Quartier des Restes
des plaques des crues chronométrées


/


Au resto je dîne avec Daryl Musashi
qui parle ni french ni parle tout court
C'est que Lyon respire les programmes IZ'
ordinateurs - lignes de codes
interfaciale pour la Non-Vie



/

Finir bouteille j'ai dit
après je m'injecte hors d'ici
Lyon-January après deux soirées funky
des allées-pop d'époque ambrée
bien sûr, je lui dis; encore (et je me répète)
que le Japon crache ses fantômes irradiés
dans tous les Beat techno-technologies
et ses Évangelion métapsychiques




/


Sur
les pavés
insatisfait
cramance en play
quel game
lequel?
celui des enfers surpeuplés peut-être?

bien sûr que tu n'es pas une PNJ ma chère
bien sûr que je t'enrôle
dans mon groupe_floyd

les balles des billes sur-connectées
multi-culty dans les natives
elles nous transperceront ...












la vie n'a rien d'un jeu-vidéo
      i know
mais parfois      j'y arrive

09.01.20



mère dépassée
moi j'optimise
"pleurs pas gamin!"
il se calme direct
étonnée
sa maman me remercie

/

"j'ai croisé tellement de cons dans ta ville
que ton sourire m'a tout de suite fait changer d'avis"
un truc comme ça que je lui ai dit
mais elle a pas compris

/

mes couilles le soupçon
dans les rayons de ma barbe d'enculé
bientôt midi papy!
moi, je photographie les moucherons
ses "non merci" automatiques
on va encore ressasser des souvenirs
se rassasier du passé — c'est parti!

/

Masaryk 47-46
rafale de mélodies d'église
sous les ponts qui s'organisent
entre chaque nuit pour éviter "l'jus d'sucre" comme il dit le petit

mais j'aime pas les gros seins
je dis ça au cas où, hein






09.01.20





Plein Sun en bord de Saône
Sourire au distrib'
prise stratégique et ma Titine évite les prunes

Connaissent pas les sous-bocs dans ce pays
les platanes s'allongent hors de la caisse
mais les tabourets grincent
et les architectures délirent

j'ai pris nuit-blanche (elle a pas soif)
dans les hémicycles en ruines
barbelés par la police

partout autour
ça bosse et ça trime
dans la crasse luxuriante
des lendemains-guerriers

Karma gagnant dans les side-quests

Même pause Même heure Même drogue
à contre-courre
laissant des traces
sur les murs dry

à 30% d'écho
dans l'incompréhension
certains regards disent plus
que 10 000 mots

aux bas-nylon des chaussures blanches
des jupes à fond de sushis
je scrute

dans la dream-light
des mères cassos'
cailleras la chnouf
béton armé
brune sur le Rhône
cocktail baisé

"you save my life"
tu parles connasse
"bises à madame"
j'inventerais p'têtre
l'eau impuissante
des succursales bobos
les oreilles chaudes
la cicatriZe
du mec tranquille
plombé dans son petit coin
à se décharger la nuit
et ses avis
dans une poussière analogique


et Marjorie
m'avait emmené dans cet endroit
sorte de lac de barrage
embrassé dans la cuve
où s'entendait
nos morceaux
sans retour


mal à la poigne
des strings par dèf'
quand t'as une chatte
l'éveil est ouf'
des blancs-métaux
des vagues de fresh
on va se calmer.





09.01.20






café crème à la french
full moon en prévision
et putain de pain au chocolat
et la serveuse frigorifiée
"un doliprane toutes les 4h"
"seule une douche chaude pour me calmer"

puis un manu chao plus tard
t'as du soleil
et plus trop de batt'
café-tabac
après nuit bleue

t'es le loup-garou

pas loin de la gare
le bleu se rallume
derrière les tours
ils roulent trop vite
tous ces bâtards
vraie fourmilière
smiley-tocard
sur les récits
et manteau-de-con
premier jour dingue
dans la fraîcheur

"hey"+"hey"+"hey"
je vais pas la suivre
j'irai à l'elf'
sur les détours
une beauté manque
"les gens s'aident pas, bref; c'est atroce"
les bords de mon errance
me sauvent dans certains bluffs
je tape la causette avec une vieille
poésie folle de ses névroses

en fond y a BFM
qui r'tique un peu les nerfs
questions chan-mées
café St Cyr dans le bras-matin
cendre à l'envers
je revois Juliette
ressens Thiéfaine
matin fripé
dans les bunkers
la peau ouverte
sur les tissus

j'ai mon argu-menteur en prime
les grands bouquins
les petits bonjours

la couleur-ciel
chaque jour sans en crever
"va faire ton sport"     c'est ça mon aventure

ville à chier à l'échelle
pourliche pour le Talk Talk sur BFM

les trucs trop propres, les trucs trop sales
ces femmes qui veulent sodomiser d'autres femmes
j'ai pas le conduit magique   —   construit
restant crypto-anarchique à l'abri
flippé dans le paragraphe
flingué par les chapitres

FINI la Cht'ar
m'accueillera-t-elle ce soir ?
musique classique sur les douleurs
hip-hop salaud dans les twenties    et un verre d'eau

Rien dans la tèl'
tout dans le canap'
si on me verrait
on verrait pas.









08.01.20







après la brume distante
écrêtée  entre  les  pins

le compte à rebours
la confiance en titine
l'un peu libre - les os défaits
dans la nuit qui routrouille

j'arrive.

quartier-clodo sous les bétons difformes
des injonctions-commerce
jambes en alerte & première Bière




lundi 6 janvier 2020

06.01.20








j'aurais aimé te porter sur mes épaules
à Montreux
dans la fosse
en 1986
et finir en backstage avec les percussionnistes

sentir les clopes
les chemises
les couleurs australiennes
et la légèreté
de ta grâce féminine

mais nous sommes en 2020
aujourd'hui
bleu-robocop / gris d'incendie
2020 jim est raide comme la justice
dans la boîte à sucre
des jugements organiques

à se faire signal' sur quelques sites
par des connasses
en double expertise

les grand yeux vides de la réalité
posés sur des I.A. antisémites

le monde brûle avec ou sans moi
les forêts de mon nom de famille
crèvent dès lors qu'on lance
la machine

rythme de fourmis folles
fou mon pote
fous tous les deux sur deux échelles
synchronisées-MIDI
poésie folle
de nos fusions
multicolores
puis désynchronisés le lendemain
je tiens pas/ je tiens ...

je ne tiens
qu'à ton fantasme
à ses messages
à l'énergie du vendredi
à la fatigue de mes samedi

à quelques likes
à quelques tracks
dans l’international des bitchs

certaines foules en colère
ne sont que des enfants en deuil

vos délires politiques
un dégradé sans fin de projection nulle
sur un monde qui s'enfuit
qui virevolte comme un sac en plastique
vers sa poubelle cosmique

je n'ai plus de position
rien à quoi tenir
plus de certitude
je me sens noyé et tout petit
impuissant dans la masse
pataugeant dans quelques paradoxes
confortables

et blessé jusque dans mes rêves
de 38 tonnes nappé de flics
à jamais...

à la culpa'tenace rien d'autre
une tonne de zic et de mirages
d'une tonne de vies parallèles et de films
de New York à Kansas City...

nous ne sommes
rien d'autre que des corps
et des cerveaux colonisés
qui balbutient
des arrêtés
préfectoraux

la brume
de nuit
dessine des carrés bleus
sur nos algorithmes










vendredi 3 janvier 2020

03.01.20








et puis plus rien
des souvenirs
dans l'onde aux pixels
mourants

du gras dans les vaisseaux
des larmes interdites
solidifiés torrents de merde
rancœurs, ulcères

où t'apparaît

bleue
privée de ton rouge originel
verte, un casque Z sur la tête
toujours forte ou destroy
mon ventre t'aime
et mon ventre te hais

toujours mon ventre
qui te rappelle
et t'espère

dans le blanc du 111
et la pierre de jadis
sous les soleils perdus
de notre pauvre amour
tari

je m'injecte
des images
des bouts de films
où ton spectre contamine
l'aridité actuelle
de ma vie







lundi 30 décembre 2019

30.12.19



dans la scrolle   - stop
yeux paumés

début de phrase; "le pire tu sais ce que c'est ....


mais le pire est de pire en pire tu sais ...

la nuit, n'empêche, les nerfs, le plaid
et elle


deux jours à y croire       (le pire c'est quand t'es faible)
deux jours à croire en elle
trop de similitudes et de hasard
les yeux globul'
l'art, le célibat ...

l'aura suffit qu'elle me trouve calme
trop calme sur son fond de punk
malade
j'avorte tout

j'mets à la benne et quelle connerie
d'être plus ce que t'es
d'être plus du tout ce que t'es
perdu dans le pas grand chose


je n'écris plus. Car tu surgis comme une douleur alors
une crampe habituelle
une fatigue
de la haine...

et pourtant tout va :)
le monde, chépa, mais moi
ça va :)

l'fond de mort-grisaille c'est sûr
dans la peau du sourire et les câblages
la tenue bien droite
pas facile à tenir tout le repas...

"écris sur ta mère branleur" qu'il m'avait dit
l'avait raison
j'aimerais...
je devrais...
au moins sauvegarder le mot "routrouille"

non j'écrirais
dans la que-dalle des habitudes
du vent de ce soir
sur le visage des neveux; bravo!
les jeux, les rires, les tupperwares
ma mère c'est sûr
ma sœur aussi, mon frère...


mais vous n'êtes pas ici
jamais quand j'écris là
dans le monde inverse
de vos lumières
réconfortantes

j'ai des plans cul dans ce monde inverse
des larmes après l'orgasme
des samedis soirs torrides
où mon sperm est comme une pluie
téléguidée par ma multitude de fantasmes
jusqu'au-boutistes
au bout du fil...

je me sens tout petit
devant la belle Sabat qui me propose ce roadtrip
que je regrette de ne pas suivre ...

Virginie la vampirette revêche
me fait trop rire...

Aussi...
Sarah-globule...
Marine la chtarbe...
Élo la deuz'...
Claire l'organique

10 000 histoires qui se confondent
un gros pâté de couleurs roses
qui passe et s'encombre
de moi en passant...

non je ne veux pas ça
pas parler de ça
pas dire ça
pas écrire ça
lâcher des noms...
faire chier tout le monde...

/

la white machine du dream se relance
un aller-retour à 40 balles
je vise l'Allemagne...
ouais plutôt ça

j'y écrirais-défonce
un petit journal en voyage techno-con
j'y suis déjà
bien droit
seul à la vie
dans le froid
éberlué par l'urbanisme
et tout ce qu'on rate
comme un fantôme heureux
option social


stop à la dispersion
du monstre (comme elle dit)
avec ces filles
stop à l'automatisation
des masques


la vie que j'aimerais écrire
dessiner ou mettre en musique...
passe bien trop vite
désormais
devant moi

tout petit, je la suis
en évitant quelques nuages
trop à l'abri
ou trop sans toi






vendredi 20 décembre 2019

20.12.19






la lumière éteint toutes les couleurs
lumière pâle des neuf heures du mat'
stop le chauffage
le pluie enroule
la dernière nuit ou le dernier jour
de la semaine ou du mois...

les gouttes d'eau lacèrent les vitrines
la place du marché sent la bite

et à chaque extrémité des mots de mon père
ou de mon frère ou de tout autre "bon conseil"
j'aimerais y prolonger la mienne
d’extrémité tendance
à l'ennui ou au silence révolutionnaire
libre
affranchi des blessures
qu'on se refile tous
dans la grosse marmite

à 300 000
me rappelle Bill'
il fait 200°
dans la poussière

et en haillons fluctuent tes ambitions
à l’œil organique et aux mots assassins
du fric sur la table
ils ne tiennent tous qu'à ça... ces abrutis

naïveté bourgeoise sous amphétamine pour un plan à 3
vulgarisation scientifique de sa chatte via instagram
puis
cauchemar névrotique en H.L.M.
dans la pire ville du centre du pire des pays
un gris tâchant, exergue de l'usure
des os et des organes
des dents, du cœur et du visage
là où l'amour germe d'un coup avant les coups de poignard


tournage sans fin / boucle éternelle
j'ai éclairci la pente
en restant droit dans mes odeurs
témoin crevé des mémoires vides
entre les piles
d'inachevés
et tout ce plastique
qu'on m'a refilé











19.12.19




i hate you so much my love

baignoire toutes les nuits
 seule amie
avec la caféïne

je gratte
le son tactile
de ma peau
qui gicle


des gens que je connais un peu
disparaissent dans la grande nuit noire
oncle jim agonise aussi l'attendez pas

rage sourde au gardav'
sur les nostalgies niquées
les plans foireux
les rêves à éviter

haine récurrente au fric des fils et des bitches
même soie provoc' à l'entre-deux baises
sur chaque écran
de l'insuffisance

j'aimerais revoir ton visage
au bout de mon flingue
et nous tuer tous les deux
comme dans un film romantique

la nuit me compresse les os et les nerfs jusqu'à l'aube où je titube jusqu'à mes draps puants

l'électricité de mes mains de merde
me fait rouler les yeux des heures entières dans une pénombre prolo et solitaire
16h éveil
moite
crach'
17-18h
cafetière
délétère

elle m'appelle
la petite cheftaine bandante
de la grande usine de métal
je bade à l'entendre
je ne dis plus rien
"bon bah je te laisse"
laisse-moi connasse

et l'autre "t'es pas drôle"
et encore l'autre "t'es chiant bordel"
tellement chiantes les filles putain
je vous laisse


la vie est une farce
au bar des décalages et des anneaux plombés
où les visage piégés dans leurs cages saoules
piquent parfois la transparence des murs
avant la déflagration ...


je pourrais partir
avec une arme
dernier voyage
pour nous buter
j'aimerais beaucoup




mercredi 4 décembre 2019

04.12.19




foyer de l'enfance
sur plusieurs pages
plusieurs étages
textures de fuite
fuyance 
centre commercial

je faisais de la merde
buissons qui longent les petites routes
je fuyais la merde

toujours les abris
   en pierre
couverture fraternelle
   en métal

un faux cadavre
une braise rougeoyante
    à la pompe
un petit soleil emprisonné
sur la carte des mensonges

j'étais traqué par la police
je faisais le mort
les contournais

dans ma bago, dans mon taco
dans ma cabine accélérée
les murs en bois
les murs en fer
les murs en verre m'auront trahi

gueule d'hologramme
chemise blanche et moustache
je suis menotté


tout le monde s'évade
j'ai duré loin
de regards complices
en silence triste
j'ai duré loin
de porte en porte
jusqu'à l'éveil
cri inaudible








vendredi 29 novembre 2019

29.11.19




i'm back on electricity
tu m'as bloqué
mais tu m'as pas envoyé ton gorille
ce qui fait qu'au royaume des salopes
t'es un peu moins pire

café-sucre-aggloméré
c'est vendredi
panier en osier
cuite à crédit
et électricité j'ai dit

nan c'est vrai
je suis putain d’apaisé
j'avais envie de te parler
pour m'apaiser davantage
me dire que c'est normal
rester amis
que le temps passe

mais en me bloquant comme une connasse
tu m'as refoutu en cage
t'as comme rappellé les flics
comme réitéré à dire
à mes amis et ma famille
que je suis cet obsédé
malsain
taré
harceleur
violeur
violent
de la télé

alors va chier
je t'ai oublié plus que tu crois
ma vie est clean
je tiens plus qu'à moi
j'ai d'autres histoires
bien plus saines que la nôtre et que je garde au fond de moi
pour pas vriller
ni me faire baiser
j'ai pris trop cher
encore une fois
tu m'as niqué







jeudi 28 novembre 2019

28.11.19



l'heure tourne et le mur s'approche

je parle avec une russe
une russe rousse et gorgeous
à la bouche si fine
à la peau si claire

quand elle parle je pige que dalle
mais le russe claqué, claquant
est une musique

corps de gamine
pas de sein
des mains minuscules

je lui dis "j'ai pas de vocabulaire
je lui dis "j'aimerais...
et puis mon ventre et les guirlandes de noël
et les sous-sols de Saint Petersbourg où elle danse
en cage
avec ces chaînettes qui lui tombent sur les fesses

j'ai pas le budget pour sa sextape
qu'elle me propose
comme la jolie petite pute
qu'elle est...
pas de thune

et puis les rêves
sont des cauchemars
dans les sentiments brutaux
que m'inspire cette pétasse



un peu comme toi qui réponds pas
qui en faisant ça
continue de faire perpétuer ma rage
ou la tienne
que tu m'aurais inoculé
cette rage
qu'on a pris pour de l'amour peut-être
et qui continue de me salir et de m'user
tellement tu m'as baisé

je te demande si ça va
d'puis l'temps
et tu réponds pas
tu vas me bloquer
encore une fois

je pense au mec qui m'avait dit
qu'il avait pas de blems avec ses exs, lui
ça voulait dire que moi, j'ai un problème
regarde; je te harcèle encore
trois ans après
en te demandant si ça va
en disant "moi ça va"


non, je ne pense pas à toi
d'ici t'es comme des litres d'acide qu'on m'obligerait à boire
alors méfiance
j'aimerais que tu le saches
que tu me fais peur
que tu me terrifies
de la pire des façons


y a cette photo récente
de la belle Juliette et moi
où on est beaux
un vrai petit couple
avec lequel je rassure tout le monde et me rassure moi
loin de toi
j'aimerais

te dire que j'ai refait ma vie même si c'est pas vraiment ça
et te dire
que je suis content que t'ai refait ta vie, aussi, juste comme ça

la vie, moi, tu sais que je la pige pas
et depuis que t'es partie
c'est...
je sais pas

comme quand tu disais 'j'sais pas'
tout le temps à tout
à une époque
ça m'inquiétait
ça me faisait mal


pourquoi j'écris ce soir
parce que je sens le mur
le grand mur final s'approcher
dans la gueule
pleine face
le big noir
la grande que dalle...

et j'arrête pas de me décevoir

tout est de plus en plus moche et de plus en plus sale
   la vie ne serait en fait
                             qu'une lente dégringolade





mercredi 20 novembre 2019

24.11.19




je rétro pédale
je me fous à la décharge
tous les quinze jarres



mon cône titube
sur la montagne en peignoir
dans l'espace aux buvards cramoisis par la taule



matinée en forme de vague grise blanchâtre
jusqu'auuuu       y fait beau   ou    y fait pas

l'énergie dans les jambes creusées par la vidéo-stagne



qu'il arrive en disant ##################### ça
je lui aurais foutu des baffles
et j'ai pas supporté jusqu'à démence
mes propres baragouins-most-incompréhensibles
que je lui filais
à c't'abruti

en gros, lui voulait me baiser
et moi je voulais le buter
en gros
et à la place on zozotait dans de l'insectoïde faiblard
déconnecté-branché
et ça faizait qu'dalle
devant de gros ordinateurs et de petites machines
et ça crevait en gros
bien fan de l'électrize

mega g'dalle à la source

et pis sur moi
y a plus grand chose qui pousse
comme de la cendre
à ramasser

là où personne ne veut...
le nâcre en sperm blanc des fées
peut-être




mais
city-big appelle
tiges contre tiges
à l'occupation
des statues blessées


et puis les gens voient tout
tout le temps
très vite
perspicacité qu'on dit
à la vie du cul et de la culture
à mi-temps
à pleine-vie
comme toi et moi
ils pigent
quand c'est dark et quand ça l'est pas   même
très vite
et quand c'est vraiment de la merde aussi

ho ça





parler de souah
        je sais faire
même disparu
même en disparition

bébé bordel ?

roi du silence ?


foutre torché au sol par de vraies salopes








jeudi 7 novembre 2019

07.11.19



et puis rouge et puis rien
et puis tenta'
de renouer des liens

le vide appelant le vide
je ne suis pas bien

électrisé
ou
ulcéré


le soleil est mort et j'ai failli pleurer
en voyant ton nouvel avatar
où, sur ta poitrine et dans ton regard
semblait jaillir les années
ton pouvoir
un souffle de vraie femme
soufflant sur un vrai monde
loin de moi
la totale...



lundi 4 novembre 2019

04.11.19








peut-être que c'est la plage

son cul juste là

l'enfer mega-link

l'anti-contexte

les juste-câbles

la cabine

le noir

la pluie

et "toutes les baignoires
sont des cercueils" ouais
              rien à dire


dehors c'est mega-noir
les phares
la recherche d'abri

et moi l'ours-à-l'abstract
j'ai plus trop l'habitude

sur le fil

de errer pour que dalle
à peine quelques souvenirs

comme plus qu'un froid
total
qu'anéantit

*


j'ai trop d'outils



servant à ma dépravation



et je ne mange ni ne parle assez semble-t-il
pour durer
véritablement



alors
appétence solide pour la solitude
faire s'y briser toutes les calottes de glace

avec les spaceships de décembre


et l’appréhension familiale
et même pourquoi pas
une nouvelle écharpe

même célib'


je m'y vois pas


*

je ne vois plus rien
j'y vois que dalle
et cetera la petite Yulia

qui me fait chialer
qui me fait aimer
qui me fait douter
qui me fait flipper



volutes et courbes brunes comme des hologrammes
sur la violence   des  tours
des  grandes surfaces
et des news
qui accablent



et puis ses confidences
sans filtre analogique
et puis nos soirées folles
sur les tapis volants


et puis l'énergie
et puis le manque d'énergie
la stagnation
la batterie


et puis l'alcool qui tâche
le sol qui colle
et puis les pieds qui se frigorifient




et puis la nuit devient omniprésente
avec les quelques certitudes mortifères
que je m'allume
entre de moins en moins
d'érection




va bien falloir savoir
comment s'acheter
à bouffer

que je pourrais résumer, là
juste après avoir raccroché


"c'est pas très gai ce que j'écris"
"c'est de saison" que j'lui dis



nan
moi


j'aurais préféré vivre l'été 3018
du  troisième  âge  du  Soleil
et reconstruire la   Mid'
entre les jambes
d'Galadrielle











vendredi 1 novembre 2019

01.11.19







perfect ending
mal au crâne
fin de boutal'
mal d'un côté et de l'autre

boss en mighty-marge
sur les détails
           et les transformations

ce soir
agression sociale !
florence et paupau et les kams
débarquent et Florie-nom-de-zeus!
coupe en bocal - p'tit cul - red bas
elle m'irait bien
sur la teub
on parle que de ça


l'fou en peignoir - et ses transformations
moi j'ouve la porte !
avec ma migraine en bocal
et la petite
Florie nom d'une pipe!
qui fume ma beuh et qu'adoucit la nuit
perfect ending







mercredi 30 octobre 2019

30.10.19





t'attends
tu sais plus trop
t'as plus confiance
t'es dans le 'tu' de la skyzo

entre les m-à-j
entre c'qui tient
dans la descente
des démontées


tu multiplies
tu réessayes
et tu supprimes



dans les blancs-vironnés
des calculs
la moiteur des mondes d'en-dessous

et l'oreille des mâchoires internes

et les acides cosmiques
qui nagent en surface des possibles

dans quel dream ?
ou dans quel cauchemar ?
              tu l'écoutes
              ta musique ?


dans quel dream à revivre
t'aimerais poser ton cul
ma baby






lundi 14 octobre 2019

14.10.19




cinquantième vent des les vales'
un lundi top-grisaille
avec trois mélo'
sur deux niveaux

le petit tube
des renaissances

et 21 grammes
comme les morts
pour s'faire peur
l'samedi night

ça claque à 10h
et les fantômes d'mon intérieur
ont clignoté sous LSD
de la barque de gollum
à mon nouveau disque SSD

puis ils sont repartis dans la lumière
des 5h bleues
dans les rayons
des livres
et nos banques
de souvenirs







jeudi 3 octobre 2019

03.10.19





sachet opercule-   classe
dans mon eau de vaisselle

bistrot mort
un thursday
dans mon unique verre

deux ombres mortes et la mienne
menacent d'ouvrir le sol
entre les jambes d'une pucelle
à moitié pute
à moitié naine
qui marche au radar pour retrouver son plan cul
quelque part
juste en bas
dans la ruelle aux poubelles
dans l'angle mort des caméras
du notaire


j'ai trois choix de garage
today c'est au plus loin pour traverser le marché
demain matin

bout de pain

j'ai fait tourner la machine comme dans un white-dream
tout coulait bien "repose-toi bien"
Thierry-figure-pathétique
au bord des larmes presque, à la fin
"une mauvaise nouvelle"
j'ai pas su mais ça sentait le décès...

et le nouveau me prend pour un soumis
petite gueule de lutin chaotique
qu'aimerait que ça crame et lui lui lui
surtout lui
qu'a la grasse rage du buisness-system
et qu'a besoin d'amis
putain les efforts que je me tartine
pour qu'il comprenne que ce sera pas moi ni ma gueule d'artiste
le nouvel espoir de sa vie merdique
que je vais le décevoir exactement comme tous les autres
pauvre type

la dure noire, moi j'aime bien la dure noire
b'zoin de personne / monde qui crame
surtout pas toi
ni toi ni encore toi
avec vos agressivités passives
vos manques fous et illusoires et vos identités de passage
toutes vos gueules qui tournoient sur la table

je serai bien venu
à ce repas
juste pour voir la nana du chef
qui doit être bandante et si elle l'est pas: encore mieux!
nan, comme cloclo j'viendrais pas parce que je picole trop
excuse en béton
pour les sujets de conversation
autour de la clope et de la sécurité routière
j'ai assez donné




procession d'églises noires à six pattes dans l'ambiance tamisée de la terrasse
ma mère enchaîne les blancs pendant que je télécharge
et je m'en veux de pas la suivre
et je sais qu'elle pleurera juste après mon départ
de ce monde fou, de sa solitude
des décroches à l'Hahlza' de son mecton et des chiffres à la con qui m'empêchent de dormir

je m'en branle






samedi 28 septembre 2019

28.09.19







à la Saturne
Saturday night
dans ton light-speed
dans tes énigmes
sur la péniche
des hommes-requins
la berlinoise

les rayons jaunes et la nuit noire

à force de parler de porcs elle en invoque

j'ai la migraine informatique

à force de parler de ça tu vois plus que ça

ect... La Grande Connasse






mercredi 25 septembre 2019

25.09.19




rêve en cinq barres

dysfonction latente

douleur buccale presque agréable
reflet maudit

collection de petits portraits de putes
                           génération plastique

au 12, dans tout Auch
des dindes ressassent du porn
des truies notent tes regards prolongés

tu traverses en disant au mec "comme ça! t'as pas peur toi!" il se marre
tu te gares devant un clodo en mode stand-still-guerilla "nice!" et il se marre

tu remercies toutes les filles avec leurs prénoms inscrits sur leurs badges
en disant "merci" puis le prénom inscrit sur le badge
dans ton petit film, tout le monde se tutoie
tu laisses échapper des eargasmes
par tes vitres, au feu rouge
à tous les figurants de ta simili-fin-de-vie de faux queutard

les causes du réchauffement climatique
tournent en rond dans leurs bagnoles
des vieux cassos, trop de vieux cassos
qui roulent comme des zombies
et des gosses
des têtes de cons
des fils de cons
des putes
des dindes
des truies...
et oui merde, on est mercredi

Heureusement: vent et gris

à la radio, le maire de Condom
ce gros con à la tête de cette petite ville de cons
qui rase pas les arbres pour les piétons, non!
bégaie pour du monolithe-parking

tu sors l'album du lecteur et tu lui fais un bisou
puis tu le remets à la 4
puis à la 10
puis à la 5
puis t'imagines le gentil petit couple d'amis qui s'installe à Berlin
sur la 11 et la 12
tu zappes la 2 qui te rappelle trop sa peau et ses cris
de pute
tu remets la 3 qui te rappelle les arbres et les hippies des seventies

tu montes au donjon

force bleue-noire à l'inattendue force bleue-noire bunker bleu-noir  beauté bleue-noire
sang et stigmates
tout nouveau petit futur cadavre
prêt à conquérir l'espace

bad timing; j'ai tort/ j'suis libre/ je t'emmerde/ je t'aime /j'aime pas ta vie


Auréolé au bar

d'un 27 nécessaire

en provenance

des toilettes
                     peut-être

et sur l'herbe des néo-flirt de teenages
à ton usine ou à ton open-space
dans tes rêves de fœtus fumeur

                    peut-être

au café-bière&clope
à ton auto-industrie quotidienne
et sur-protéinée

                   peut-être

à ses fantasmes de dominatrice perverse
de gagner plus et vivre mieux
en voyageant
en suçant
de plus grosses queues

                  peut-être


rape machine...     3 versions pour les clear-paysages   
aussi;   plus besoin
            plus envie
comme un stock à bourrer
avant la ressortie

une retenue avant un déballage

peut-être
ou juste un aphte...

etc... la grande que dalle...




lundi 23 septembre 2019

23.09.19




E barré
premier-rêve
post-récolte post-vendange et cramé
trajet
messages vides

grosse engueulade avec la patronne puis chômage
moquette à l'étage
puis 10 000 merdes à la pire imaginative 
routes qui tuent / intérieurs vides
more real que mon réel
des personnages qui reviennent
Indiana Jones
grand-père / grand-mère
p'tit village en flambée d'essence
tromperies en terrasse chiante
faim finale
néo-diagnostic d'images
dans les virages
inconsciemment; ça allait mal







23.09.19







début de saison
défonce aux dos d'âne — je réponds pas

à travers la brume
rêves d'autres vies
d'installations
d'enfants dans des cartons
de chandelles en dentelle et de soleil en robe
     de nuits moins grises
     de gueules moins noires
et de vent qui frappe en dents de scie à la porte


les néons bleus de la pompe s'éloignent du réel
où l'expérience et les p'tits culs s'enchaînent

gueules de bouquets
de gueules américaines
tellement parfaitement putes, que papa va te faire la morale
avec sa bite transformée en gun


un autre ouvri'
bosse sur les bandes enregistrées

les cages à tic
génocident les insectes
et des rouleaux de 10 000
pour les artistes !

allez café j'ai besoin de toi
bleu de travail en cuisine

les mots n'auront jamais l'ampleur organique des odeurs

et de ces flashs cuivrés
de rêves canadiens
et d'amour simple réfléchissant
comme un lac de montagne

la cabine noire
le ventre vert à l'horiz'
son pull rouge
et la dégaine-déteste du collègue dont je ne voulais pas parler
                                     dont la vie n'est qu'une complainte sans fin, colérique
                                     collection d'insatisfactions pour des tranches de médiocrité

phrases à l'ancienne
un peu comme la sienne
regards professionnels
sous les calendriers
pas vu pas pris...









mercredi 18 septembre 2019

18.09.19






un p'tit BG ?
un p'tit poème ?
11h17

tout sur l'attente
tout dans l'éther
et pas de dolmen

je colle mes petites tortues sur les machines
glisse sur le sol lisse du parking surélevé
traîne mon caddy pour cinquante balles
en évitant les vieux et leurs gros yeux sur ma dégaine

putain d'armée des morts en caisse
tout en squelette
pu d'bières
pu d'sac poubelles pu d'gel
pas d'opercule pour l'épiderme

je croise des gueules d'ahuries multi-traumas
qui tremblotent au soleil en levant les bras
y a plus que la nuit et de 7 à 9 qu'on peut s'en battre
de la lessive ...
des infos ...
du climat ...

Titi rayon-picole
Titi sort d'éclipse
pour me vendre ses clopes
vieux-jeune queutard qu'a levé de la niçoise
vieux-jeune queutard qu'a ouvert son p'tit bar
et qui balaie toute cette bonne vieille chair ridée au ricard

j'ai le temps de boire un coup sur l'arrêt de bus
"trop tard" et merde
voilà que j'enfume sa terrasse au diesel
derrière deux gros-cul (dictionnaire)

deuxième cafetière
un peu de graisse sur mes fenêtres
et cinq bon litres de sperm dans les veines





lundi 16 septembre 2019

16.09.19



entre 3000 et 4000
du vent ;   faudrait que ça pète
          que ça rage dur
ciel constipé
          d'hydrocarbures

ici "bonheur de clope"
ici vent pour pinard
ici  maybe des Ink'

ici rien de nouveau

                                        ah si
un vis-à-vis nécro
pour ma bite au réveil
et son p'tit tricot d'vieille

ah si
des sauces
bourguignonnes et tartares       à l'habituel
un rendev'

et fun-drague
entre Aerie et Jaheira

et mes dix minutes de dégoût quotidien   sur la Réa


Ici les couleurs pètent d'un coup comme mon ampoule


et sans le vouloir, je suis méchant;
"compte pas sur moi"


et je t'avais bloqué avant de supprimer mon compte, pétasse
après ton petit post d'allumeuse flicarde
où tu te faisais passer pour une fille de 12 ans
juste pour voir si ça l'arrêtait ou pas


et toi tu m'ajoutes pour zyeuter mes stats
c'est pas que je combats le même Tyrannoeil de ton Insta
ni que je suis heureux de savoir que t'as tenu 15h dans une fac d'Arts
c'est juste que, comme conseil, celui qui me vient; la ramène pas
le temps s'étire et des constats, j'en ai assez
pour plus avoir envie de revoir ta gueule
ta sale gueule      ni l'imaginer
revenir sur moi
pour tout détruire
une troisième fois

va torcher son gosse et suce bien la bite du papa au passage
voilà ce que je pourrais te dire ce soir

et putain ta mère se foutait de ta gueule à une époque
paie ton amour
salope






jeudi 12 septembre 2019

12.09.19




entre signaux et quelle couleur

toujours entre trois classes; guerrier/mage/voleur


à siroter pinard
déguster clope
et les odeurs


à la déconne-september
à l'huile — au temps libre

à la lunatique  humeur

aux nombres / au soleil

aux chiffres du labeur    en douceur   laisser passer les heures
etc... la grande compteur ...


pourtant, hier, j'étais vénère
le "lunatique" c'était bien ça
pourtant tenu, toujours tenant
bien sur la ligne
entre les dents
à calculer ton entreprise
jauger du culot à avoir
pour demander de l'herbe au vieux lutin
ou à accoster le  grand patron pour négocier un temps partiel


entre trime sociale et abattoirs
entre les autres
entre les quatre
les étiquettes ont l'air de m'avoir trouvé
           à l’aseptique des chances
au symptôme-remplissage des poubelles
           à la décollade       à l'easy-business
au papier
aux machines
et au travail de nuit


Côtes du Rhône des Villages
Sœur & Fils
aux filles misogynes

à ces nappes de fumée blanche
à ces textos en talons aiguilles

à la démesure du silence
à mes envies entre cinq cuites
à son joli cul
à la génétique

j'ai plus d'errance
  mon ventre mou ressent l'ennui des gros synthés silencieux
et si ma peau s'effrite
  y a qu'elle, dit-elle
dont j'ai à m'occuper
alors..






voilà


mardi 10 septembre 2019

10.09.19





code 10.29
au séchage
et aux redites atmosphériques

la douche, le vent, la route...
et la nuit défile dans l'angle sélectif

et je me confonds 
sous d'anciens présages
de lumières capturées
par d'autres amants morts

au fond des blocs de record
entre les lumières vertes
et les éclairs noirâtres

en la teneur des procès clandestins

la défaillance
la crasse
le déclin...

et cette liste
de prénoms défaillants
 et le retour des soifs brûlées
 
et le diamètre des rejets
le rayon des acceptations
  et le secret








vendredi 6 septembre 2019

06.09.19




pas dans la mort
pas dans l'extra

dans les membranes
des plus larges interprétations

de tes malédictions
aux regards prophétiques
de toutes ces grosses brutes
et leurs pièges tranchants et tes cris

perdus dans les flammes
d'un été peuplé de cadavres
et de sonorités baisées
à l'acide




je pars m'allumer les tripes
au 110ème sous-sol de glace
nuit noire aux contre-basses
et dans les yeux suceurs
d'une teen folle amoureuse de moi




mardi 3 septembre 2019

03.09.19





plaines mortes on the rock
bière sur indé'
le rock, c'est du solide, mine de rien...


le contre-vent de septembre entre dans mon slip
ici et là, des mecs
se font grave chauffer par texto
et on dirait l'allumage à phare de dizaines de millions de bactéries
même quand elles disent "inaccessible"
même quand ils titrent "féminicide"
y a des érections qui se perdent
et de la mouille recouvre toutes les toitures de toutes les usines de cette pauvre Terre


à part ça, moi, sur de la bonne guitare
je me drague à la ramasse
et fais le plein virtuel de coups de soleil

entre milles tenues de jambes et tatouages
entre carica' problemos et de l'overdrive
je savoure mon solide célibat avec quelques silences à jarter
un garde-à-vous mystère dans les starting' pour les regrets
   non, ce putain de calme
des trucs qui reviennent
en petite boucle affamée
de chiennes à l'envers
et de cristaux brisés...


je me vautre dans la disparition
en créant de nouveaux personnages
et roule un joint énorme
pour mes prochains parcours
                             néo-nostal'





samedi 31 août 2019

31.08.19



matinée-game
matin-gamin
  à sautiller 
       dans les doses de baies toxiques à s'administrer
2clics - 2 tera-octets
et un bâtonnet

les 5 minutes
   de couleur orange
 en manque
       des tiges des plantes
des toxines à s'administrer

Deux gris
deux blancs sur les jambes
dans la fumée des notes et le vent
des vapeurs de glace

design à l'allonge'
ciel en papier

j'ai eu mes 15h de non-productivité
avec la consumance des mondes indus
traînant les pieds dans mes dream-rêves
comme du Star Trek post-11 septembre
comme de la dé-so-ri-en-ta-tion mortelle

comme
la confiture des cendriers
et les guerres de synthèse en barrage
et la barre
    plein-réel
de nos psychoses-84




mercredi 28 août 2019

28.08.19





dans les bleus-tardigrades
les décharges
les trois gouttes
et ta sérénité-café

Septembre va pas tarder
à tous les angles
en plastique-profondeur

tu rajeunis au fond du lit
que tu embrasses
entre trois guerres et deux massacres

la petite musique de ses situations
t'agace
ses petits nuages
et son auto-poésie
à côté de la plaque





dimanche 25 août 2019

25.08.19



 à l'instant où

il  a   dit    "minimum"




entre deux/trois



entre quatre/cinq


entre silence et poignet sur couteau sur assiette sur table pleine de miettes



je pense évidemment à la pire de mes exs

je remue le fond
je finis mon cubi à 16h
j'envoie deux bouteilles à la mère

d'abord tube-à-essai
ensuite bouteille
ensuite rayon de soleil (unique; qui traverse toute la pièce)
non;  Erlenmeyer

Ensuite;
pourquoi mes cours de Science & Vie de la Terre
étaient aussi pourraves au collège?
parce que l'humain crée surtout, avant tout, de la Merde

je suis parasite
je ferme la fenêtre


je patauge à l'aléas
je baragouine, je bar à lesbiennes


écouter du Yes en sifflant à l'exactitude toutes leurs accumul'
de mélodies folles
qui me font imaginer quelques voisins science-fictionnels
venir me dire de baisser le son
ou ramper  en déclamant ahuris-ô-perplexes
                  qu'est-ce que c'est ?
que cette musique fondue des cieux?
           déployant tant de couleurs et de lumières féeriques ?

            penser; faire des reprises en voix-grave-métal
écrire
jusqu'à
ce que la sueur blanche et froide
n'arrive dans mes silences
dé-con-fortant


pour elle et elle
et plus grand monde.



toujours une moto qui passe
une carcasse sur erreur

un son qui fait chier
une machine qui dérange

sur-équipé     t'es pas vraiment Russe
comment ont dit?   caucasien  tu l'es
Laid
à recroiser les flux
recréer tes persos
             hooo la Fine Équipe !    plus fou que le Dernier Endormi

   avant l'équilibre des stat'

et l'Amazonie Crame

Tandis qu'Elle, enfourche   son Katana
très bien dans les os   de sa liberté    folle

Et l'autre encore, en nature,                   comme une habitude
       renonce à ouvrir ses jambes
c'est comme
ton sourire ignoble ou le miens
                                      ailleurs les briques et les parpaings
cette question-là; as-tu l'impression de te faire enculer quand je t'encule ? 

les États-Unis
dans la néo-frange
des mots assassins
l'Allemagne  inrelevée
        la stigmatisation extrême du nazisme dans les films holywoodiens
avec le sur-jeu des starlettes en voyage dirigé

                    brad pitt coquille vide


GRos Budget
téléphone sonne;
je réponds que si c'est Juliette
c'est pas elle

mais son shit et son ex-mari
entre-deux
la fatigue

entre-cicatrise



je n'aurai pas du acheter du neuf
j'aurais du
tel un insecte calculateur        sans conscience
              me reproduire   le même Synthesiser        qui, sans limite
n'est pas à même
              d'être vraiment deux



Ici, les miettes
          brillent d'attendre d'être aspirées
                                        avec la cendre

et mon festin sous tupperware
mes lumières vertes dans la condanss'

la même tenue
et le même gras
la même sentence
que j'mange



j'ai de quoi éliminer les rêves
sur-équipé j'ai toutes les armes

Hudson, Bryan et Sir Rizla
pour OCB ô que c'est bon   de se griller
une clope entre deux SMS à côté

la petite boulette restante   pieds au plancher
            toujours la Zic dans mes phrasés  Elle;   "j'ouvre sept jours sur sept mais je peux m'arranger"

j'ai 13 notes et mes disques durs grincent
le filtre aspirant
du tabac sur la langue


ô combien je me branle
                  entre six californies et dix-huit enregistrements
du viol en salade, de l'erreur
                  fixations de voix franchissant      le          pas
toujours les plus belles connasses
                  entre cinq troncs sous dynamo


et finir les barquettes
          encore et toujours;     et remplir les poubelles
on a tous cette impression-là, non?
de ne pas réagir
laisser la merde envahir
l'instant
qu'on s'était donné  pourtant   pour   faire            défaillir?         ce qu'est donné
Oui, je sais; c'est incompréhensible.


je ne vais pas retourner
dans tout ce que vous comprenez les filles
Dune-prêtresses 
Miettes
sur ma langue-again

dernier hula-hoop
ultime giclée
ultime envie de l'autre
sur la ligne d'à côté

              ultimate


j'ai beau l'obscurité
j'ai beau les derniers volets
j'ai beau l'envoyer chier
la lumière
elle transperce

et si les choses sont si despear
c'est bien que vous êtes un peu tous les mêmes
esclaves d'eux-mêmes

ô yeux des couleurs noires
des ultimes contrats

comme ces chocs
porno carcéral
ou ces incendies
tornades de feu

chercher dans le Mal
les flammes les plus abjectes  Roger Williamson
les gâchettes ou les allumettes
et le Dur-Clown-America
les quotidiennes...


je ferais ma pute
bientôt sur les rambardes
comme il est facile de jouir
je serai votre pute
à la fin du timing


Hier, j'ai envoyé quelques clopes à l'envers
j'ai scanné de la débile
J'ai coupé tous les membres d'Heptanes
sur un châssis de bot à l'upgrade

Alors je reviens à sa lucarne
sa caravane (c'est pas fini)
Avec c'qu'est là — t'as pas fini


Dire et n'rien dire ho! surtout pas
le frigo-glace qu'elles nous foutent sur la gueule    et entre-deux
           les lames qu'on remballe
           toujours entre-deux

Ici Dimanche
à s'auto-forger des sentiments
        pour des systèmes-machines
À réapprendre les top-départs
et déguster ses insomnies


demain je vais me sortir comme un âne
des fois, trop grand, debout, je me fous             le vertige                 vraiment
en restant droit
sur ma lignée merdique
            entre point-A et point-Pipi
entre les cloches qui sonnent
et ma bite ...